La Curée – Emile Zola – 1872

Avec La Curée, on est plongé dans les premières années du deuxième empire, dans le Paris de Haussmann, ces grandes saignées pratiquées à travers la ville et la curée de tous ceux qui mangent grassement, gratuitement, les profiteurs anciennement affamés, toujours aux dents longues.

la curée haussmann

Pierre Rougon s’est établi à Plassans, son fils Eugène l’ayant informé de la situation à la capitale, dès que le coup d’état du prince président Bonaparte a commencé à se faire sentir. Eugène bien installé dans le second Empire, c’est son frère Aristide Rougon, devenu Saccard, qu’on va découvrir arrivant à Paris, construisant sa propre fortune sur le dos de la reconstruction. Aristide, préféré par leur mère, ramasseur de petits profits en province, mais aujourd’hui prêt à en découdre avec les plus gros sous.

la curée hotel particulier

De spéculation en spéculation, vivant à crédit, il se construit une fortune imaginaire mais de plus en plus démontrée de bling bling en château de conte de fée salace dont le jardin donne sur le Parc Monceau, transformant sa gentille petite jeune fille de femme Renée en grande mondaine folle et dépravée, et son fils Maxime premier lit de Plassans en crypto gay à femmes.

La Curée

Et cette pseudo vie construite entre enfants à têtes d’adultes est un joli simulacre de vie en fuite en avant effrénée. Aristide n’ayant en fait même plus l’argent de ses futures affaires pour payer le buzz d’après. Renée n’en peut plus du contact de son beau-fils, l’attouchement incestueux est consommé dans cette chambre en soie couleur chair, pendant qu’elle dépense tant d’argent qu’Aristide lui prête toujours en grande bonté d’âme, la spoliant de tous ses biens. Maxime aimant tellement les femmes qu’il aimerait en être une et simplement se faire entretenir, en tout cas, si on pouvait tout choisir pour lui, ça vaudrait mieux.

Renée récupère finalement la folie d’Adélaïde, grande enfant incapable de faire ou penser quoi que ce soit, elle ne peut que profiter, et mourir. Et Maxime, ah Maxime, je crois qu’on ne le revoit plus, quel dommage, mais y a-t-il vraiment autre chose à en dire au delà de : quand sa belle-mère lui dit qu’elle veut faire quelque chose d’un peu fou, il l’amène dans ce salon privé avec ce divan lit, et il n’y avait pas d’inceste dans sa tête encore (mais bien sûr).

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