Le choix de Sophie – William Styron

Elle ne peut s’empêcher de frémir au souvenir du cataclysme conjugal qui, elle le sait, lui donne la liberté, le droit de jouir de ce désir qui l’électrise : la silhouette de son mari, en robe de chambre, planté sur le seuil de leur chambre plongée dans le noir, à peine un mois plus tôt. Et les paroles de Kazik, aussi atrocement cinglantes que la brusque morsure d’un couteau de cuisine zébrant son visage : Il faut que tu te fourres ça dans le crâne, dans ton crâne obtus, encore plus obtus sans doute que le prétend ton père. Si je ne suis plus capable de faire l’amour avec toi, c’est, comprends-le bien, non par manque de virilité, mais parce que presque tout en toi, surtout ton corps, me prive de tout désir… je ne peux même pas supporter l’odeur de ton lit.

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