1Q84 – Haruki Murakami – 2009-2010

Les voix des visiteurs assis sur les canapés et qui bavardaient entre eux résonnaient dans le vide comme des soupirs d’êtres vivants éviscérés.

Depuis que je n’ai pas écrit, ah la la mais j’en ai des livres à chroniquer, des un peu pourris, des superbes.

Alors on va reprendre doucement avec de vraies bonnes lectures un peu actuelles, puisque j’ai vu des gens, au moins une gens, en lire dans les transports.

Après avoir lu les deux bouquins que j’avais de Ryù Murakami, j’ai attaqué celui que j’avais d’un autre Murakami, Haruki, 1Q84.

1Q84 est une fresque d’un monde un peu semblable au notre, mais pas trop. Avec un jeune homme, je dis jeune parce qu’il a à peu près mon age, et ça me paraît plutôt jeune, trente ans, la maturité viendra plus tard, un homme donc qui écrit. En tant que personne qui écrit, ça m’intéresse forcément. Sa façon de faire, ses techniques, tout ça. Et une jeune femme tueur de vilains hommes, de ceux qui battent et/ou abusent leurs femmes.

Les personnages ont beaucoup de profondeur. Ils sont très détaillés physiquement et dans leur imagination. A voir dans leur tête une image de ce qu’on leur explique. Bon, c’est peut-être un peu trop mais ça participe de la poésie de Murakami.

Et l’homme rencontre une jeune fille qui a écrit mal une superbe histoire, il doit la réécrire, et il fait ça si bien, mais ça le fait rentrer de plein fouet dans 1Q84, alors qu’il était en 1984, il rencontre donc les Little People, homme à Big Brother. Pendant que la femme doit se préparer à tuer le leader d’une secte qui abuse de petites filles.

Les deux se sont en fait connus enfants, et sont amoureux, la jeune fille s’est échappée de la secte dont le leader est d’ailleurs son père. Coïncidence ? Evidemment que non, on est en 1Q84, et il y a une mauvaise petite lune verte à côté de la vraie.

L’autre personnage, le quatrième, est un homme extrêmement tordu physiquement, le visage parfaitement déformé, les vêtements tout à fait chiffonnés, Ishikawa n’aurait pas pu paraître plus bizarre s’il l’avait fait exprès.

1Q84 est un livre magnifique, aux personnages attachants, même Ishikawa, à l’histoire d’amour touchante, fantastique par petites touches et même parfois érotique. Il faut avoir le courage d’en lire les trois tomes, mais l’histoire elle-même donne le courage même si elle se déroule très paisiblement, si doucement.

J’en retiens pour ma part tant d’idées formidables pour mes propres histoires, et d’abord pour approfondir les personnages : développer le passé, des anecdotes nourries de chacun des personnages, ce que Murakami fait avec attention, cela donne beaucoup d’épaisseur à l’histoire, au sens propre puisque l’histoire principale fait énormément moins de pages mais surtout au sens figuré, les personnages sont formidables par ce que l’on perçoit d’eux, un vrai univers.

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