I feed you in my dreams / The Cure – The Top – 1984

Il y a quelques mois déjà, je faisais mon inventaire The Curien, l’interrompant soudain pour mieux m’attaquer à l’actualité sans doute. Il est vrai que The Cure aura plus de mal à me faire le buzz aujourd’hui, pour moi tout est dit depuis vingt ans.

Retournons donc dans le passé, tournons nous vers la crème de la crème, au top du top, The Top.

The Top is the most underrated album, ai-je lu un jour, ça devait être dans un commentaire YouTube, c’est vous dire si c’est vrai, en tout cas, je suis assez d’accord. Je ne reviendrai pas sur les tubes des Cure, que j’ai tant aimés à l’époque que je ne peux plus les écouter, mais je ne comprends pas pourquoi il n’y en a pas un seul dans cet album. Je ne mens pas, j’imagine qu’il y a des singles, mais pas de tube interplanétaire, alors que Birdmad Girl en a le juste potentiel.

Cette chanson me donne juste envie de danser sur les tables en pleurant, cette énergie, l’harmonie japonisante et cette histoire d’ours polaire, j’aimerais manger cette chanson.

A côté de Birdmad Girl, il y a tout le reste de l’album, mysticisant, minorant, une vraie teinte bizarre touche chacune de ces chansons, interdisant tout accès direct. Commençons par la plus péchue, Give Me It, qui donne envie de tout péter.

Et il y a les trucs bizarres, Shake Dog Shake et The Top, qui s’écoutent bien, dans le genre, Fuck le world, I don’t care.

Si l’on continue, toujours dans le désordre, il y a ensuite celles qui commencent bizarrement. The Caterpillar et son orchestre à multipattes, The Empty World et sa marche militaire, Bananafishbone et son harmonica.

Longtemps, je n’ai pu passer les premières secondes de l’intro, me privant, mais je ne le savais pas à l’époque, du bonheur du gratin de la discographie.

C’est pourtant ce que j’avais vécu avec Still Ill des Smiths. De quelle joie je ne savais pas profiter, tout ça parce que, encore une fois, premières secondes d’harmonica, pfff.

Et dans l’harmonie orientale et l’introduction longue molle et un peu chiante, Wailing Wall.

Aujourd’hui encore, The Top est un album que je peux écouter en entier y trouvant une cohérence et parfois un bonheur inégalé, sur les dernières dont je vais parler. Mes préférées de l’album, mes chouchoutes, dans cet album et dans tous les azimuts des Cure et de tout.

Il y a d’abord Dressing Up, et un Robert Smith que je vois très bien paresser, s’étirer, se cocooner, se préparer pour une belle journée, pour dormir, pour tout, tout cela a l’air si agréable, si confortable, je me sens si bien en l’écoutant. Robert y a une voix toute déformée, comme s’il mangeait des chamallows, et oui, ce serait vraiment bien de manger des chamallows là, j’en veux.

On retrouve également la voix toute déformée du bonhomme dans Piggy In The Mirror, mais c’est loin d’être le seul attrait de cette chanson.

Elle a également ce lancement tout en longueur qui fait tout pour moi, ce qu’il y a dans Charlotte Sometimes, et dans Roscoe, et en différent aussi un peu dans Flutes, et dans pas mal de trucs de Tool, un schéma inhabituel.

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Il y a enfin les paroles, sauf que je dois avouer que je n’ai pas voulu casser son mysticisme, donc je ne les ai pas vraiment regardées. Mais je comprends très bien comme ça ce Look at the piggy, piggy in the mirror, et j’aime la formule I feed you in my dream, ça me parle, sans aucun sens.

J’aime. Ca ne s’explique pas. Je le vis avec mes tripes. Mes tripes de cochonne. Miam.

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