My fingers sting where I feel your fingers have been – PJ Harvey – The Piano – 2007

Comme toute meuf un peu rebelle, un peu mal dans sa peau, j’ai trouvé en PJ Harvey quelqu’un qui parlait pour moi, des mots adéquats, sur une musique juste faite comme j’aurais aimé savoir la faire, un peu brute, pas trop meuf.

Comme toute une chacune, j’avais pu tomber sur Sheila Na Gig, mais j’étais encore un peu jeune, et je devais, comme depuis, avoir du mal avec les meufs, éprouver un genre de jalousie naturelle mêlée de fascination pour tout ce sexe féminin mieux assumé que le mien.

Salut ! Bienvenue dans ma tête ! Bon, après, je vais vous la faire en speed hein, je l’ai peut-être déjà dit, donc on va pas y passer des heures : j’aime pas les filles, là.

PJ+Harvey

Un peu plus agée, quasi une adulte puisque j’avais dix-huit ans tout rond, il y a eu Is This Desire. J’avais entendu A Perfect Day Elise. Mais non, tu vois, ça fait partie de ces singles qui te gâchent un album, tu vois ce que je veux dire ? She’s So Disco de Venus, LSF de Kasabian, j’en ai d’autres mais bon, là, je suis sèche, mais t’as compris, t’es pas trop con, c’est ce qui gâte le tout.

C’est peut-être un peu honteux de découvrir PJ Harvey, vraiment découvrir je veux dire hein, comme ça, avec cet album, parce que Is This Desire est sans commune mesure avec les premiers albums de la belle. La belle oui, de cette façon dont elle s’assume, elle est La Femme, bon, on va limiter en disant une facette de La Femme telle que je la perçois. Belle, masculine, fragile, forte et déroutante.

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Il y a eu ces premiers albums que j’ai ensuite écouté toute une période autour de ma vingtaine, puis tout cela m’a gonflée. Je devais être un peu trop métal à ce moment-là. Puis vaguement électro peut-être. Je n’ai pas à me justifier, tu n’es pas ma mère.

On en arrive à il y a quelques jours. J’avais décidé d’y re-jeter une oreille, donc j’ai remis White Chalk et les tous premiers en aléatoire au milieu de tous les restes de ce que j’écoute.

C’est donc incidemment que je suis tombée sur The Piano. Et il y a ces chansons sur lesquelles tu tombes par hasard, et à la fin, tu remets au début, ce n’est plus du hasard. The Piano, c’est exactement tout ce que j’aime dans PJ Harvey. La simplicité de la musique, un peu brute, la mélancolie puissante, la folie sous-jacente, ou juste la vie qui te rend déraisonnable. PJ Harvey susurre à mon oreille des mots, et pourtant c’est mon cœur, mon âme qui sont remués.

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Une réflexion sur “My fingers sting where I feel your fingers have been – PJ Harvey – The Piano – 2007

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