La paix du ménage (La Comédie Humaine / Etudes de moeurs / Scènes de la vie privée) Balzac / 1830

Oh ce livre est tellement court qu’il en a presque été reposant. A part pour le nombre de personnages, et leur histoire, on se serait un peu cru dans Les Liaisons Dangereuses.

Ce court livre est un peu une pièce de théatre, un seul lieu, une intrigue, un retournement de situation. Alors traitons-le ainsi.

Les personnages :

Le comte et la comtesse de Gondreville donnent la fête, nous avons donc le lieu.

Le Comte de Montcornet est aussi colonel, et ami avec le baron Martial de la Roche-Hugon.

La Comtesse de Vaudremont est l’une des plus jolies femmes de la soirée. Elle entre en même temps que le Comte de Soulanges mais son mec officiel c’est Martial. Elle est veuve après tout, elle a le droit de choisir et de faire attendre.

La duchesse de Grandlieu est une ancienne belle qui semble en savoir plus qu’elle n’en montre qu’elle sait si elle savait qu’elle sait ce qu’on aimerait bien savoir, tu vois c’que j’veux dire.

Enfin, une mystérieuse et magnifique jeune femme attend un peu embarrassée dans un coin.

Que va-t-il se passer ?

Les deux amis font un pari, genre t’as vu, vas-y, le premier qui la niq… je veux dire qui la four… qui la séduit la demoiselle bien charmante.

Le colonel arrive à discuter avec l’inconnue, qui lui demande c’est qui son pote, le lascar, donc elle doit être amoureuse, merde, il a à moitié perdu. Dans l’absolu, il lui aurait suffi de la faire rire pour la faire revenir, mais il s’en va voir le comte de Soulanges.

Celui-ci n’est pas bien, là, pas bien du tout, ouh la la. Après discussion avec le colonel, il finit par rentrer chez lui.

La comtesse de Vaudremont est un peu jalouse de Martial, qui est un peu léger, et montre le joli diamant qu’elle lui a offert alors qu’elle lui dit de le planquer.

La duchesse de Grandlieu lui dit alors qu’elle ferait mieux d’aller voir le colonel s’il y est, il serait plus fiable que cet espèce d’ambassadeur fat.

Et puis l’inconnue arrive finalement à discuter avec Martial, qui lui promet l’amour, prolongation de l’être aimé, disparition des soucis, on ira où tu voudras quand tu voudras.

– Ah oui ?

– Oui chérie, tout ce que tu veux tu auras.

– Je veux ta bague.

– Tiens.

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J’accepte ce diamant avec d’autant moins de scrupule qu’il m’appartient.

Ha ha ! Et oui ! Car c’est la comtesse de Soulanges ! Elle reprend à Martial la bague que la comtesse de Vaudremont, qui la tenait du comte de Soulanges, qui la tenait de sa jolie femme cocue.

Mais pour la paix du ménage, elle avait récupéré sa bague, donc sans doute par extension, sa fierté, et retour de l’être aimé tout penaud.

Merveilleux.

Comme quoi, il ne faut pas agir avec trop de légèreté comme Martial. Plutôt étudier le terrain comme le CoCo de Montcornet (Colonel-Comte), d’ailleurs, vous voyez, on y connaît même pas son prénom, preuve qu’on le respecte.

Ou alors, il vaut mieux être comte pour ne pas être le baron de la farce, vous avez compris ? Non parce que normalement, c’est dindon, et là j’ai mis baron, d’où effet comique provocateur de rire, aux éclats forcément car surprise !

Si.

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