La Bourse – La Comédie Humaine / Etude de moeurs / Scènes de la vie privée / Balzac / 1830

J’ai fini Mémoires de deux jeunes mariées au début d’un voyage, je crois que je m’organise mal, continuant sur ma lancée, j’ai donc enchainé sur La bourse.

Quatrième volume des Scènes de la vie privée de La Comédie Humaine, La bourse est un court roman également, encore plus court que les premiers volumes que j’ai lus. J’aurais tendance à dire inutile, mais je viens bien d’en trouver un intérêt en la réapparition d’un personnage déjà vu. Ah, enfin !

Hippolyte Schinner est un peintre commençant à avoir du succès et pouvant ainsi compenser pour sa mère des années de privation.

Explorant à la tombée du jour sa dernière oeuvre du haut d’un escabeau, il tombe et reste évanoui, le temps que ses voisines du dessous s’inquiètent et montent le soigner.

Sous son atelier habitent Adélaïde Leseigneur de Rouville et sa mère.

Oh que ce résumé n’est pas intéressant, tout comme cette histoire.

Hippolyte tombe amoureux d’Adélaïde, mais son histoire est un peu mystérieuse. Tous les soirs, le Comte de Kergarouët vient jouer à la Passoire… non au Piquet, c’est pareil, et perdre de l’argent. Les deux femmes vivent dans un appartement miteux savamment camouflé, comme Hippolyte en a connu depuis toujours avec sa moman.

Et arrive le moment où ce cher jeune peintre un peu bêta oublie sa bourse pleine d’argent sur la table. Il revient quelques instants plus tard, la demande, Adélaïde dit que la bourse n’est pas là en rougissant. C’est donc le drame. C’est rien qu’une sale voleuse, rendez-vous compte, elle lui a chourave sa thune ! Et pis toute cette histoire de jeu, ce n’est pas bien net, elle serait-elle pas un peu piquet addict ?

En effet, le visage de la femme a cela d’embarrassant pour les observateurs vulgaires, que la différence entre la franchise et la duplicité, entre le génie de l’intrigue et et le génie du cœur  y est imperceptible.

Péché originel + morphopsychologie, combo gagnant.

Suspense, comment va-t-on retomber sur nos pattes ?

Et bien en fait, le Comte de Kergarouët perd exprès au jeu pour donner un peu d’argent à la gentille veuve. En effet, je me disais bien que le nom de Comte de Kergarouët m’était familier, c’est lui qui se marie finalement avec Emilie de Fontaine dans Le Bal de Sceaux.

Apparemment, les amis d’Hippolyte auxquels il demande conseil sont des personnages qu’on recroisera plus tard dans La Rabouilleuse, mais comme c’est un volume des Scènes de la vie de Province, je risque de pas y aller faire un tour avant un petit moment.

Adélaïde quant à elle voulait juste faire une jolie bourse (;-)) pour son amoureux.

Mais heureusement, tout est bien qui finit bien. Hippolyte apprend la vérité à la fin et demande Adélaïde en mariage.

Du point de vue de l’intérêt de l’histoire, on repassera. Du point de vue de l’intrigue ? Et la morale alors ? Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, super, merci.

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Une réflexion sur “La Bourse – La Comédie Humaine / Etude de moeurs / Scènes de la vie privée / Balzac / 1830

  1. Pingback: Tout homme a eu son moment de bienfaisance ; il le nomme son erreur, il ne recommence pas – Un début dans la vie (La Comédie Humaine / Etudes de moeurs / Scènes de la vie privée) Balzac / 1842 | Masturbation Intellectuelle

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